présentation générale

• présentation générale •
Bonjour !

et Bienvenue !


Histoire
Fiction
Récit


Appellez ça comme vous voulez
mais ça reste ma propriété
donc interdiction de les prendre
sauf autorisation exceptionnelle
de ma part


Je lis tous les commentaires
et je suis à l'écoute de toutes remarques constructives,
ou avis personnels

Si vous avez des questions,
des envie de lire autre chose que cette fiction,
je vous conseille aussi de me laisser un commentaire
ainsi, je pourrais y repondre sans difficultés.

N'hésitez donc pas à m'en laisser !


Autre chose, pour les fans de Twilight
je vous redirige vers mon site
completement dédié à cette saga formidable
we-are-Bella-Swan


Sur ce, j'espère que ça vous plaira !

Bonne lecture !

# Posté le jeudi 12 juin 2008 15:49

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 18:50

Pour être prevenu

• Pour être prevenu •
Si vous voulez être tenu(e) au courant lors de la mise en ligne des prochains chapitres
laissez vos adresse ici.


Blog inscrits :


br0kenxheartsxparade tenshii-x every-things-x karinette014 xx-encre-noire-xx

# Posté le vendredi 13 juin 2008 07:56

Modifié le vendredi 25 juillet 2008 06:27

article fourre-tout provisoire

 • article fourre-tout provisoire •
A chaque chapitre, trouvez un nom pour le titre de celui-ci


Pour ceux qui proposeront des idées de titres pas mal,
il y aura possibilités de scoop sur la suite de l'histoire, ou de
me poser une question de leur choix sur cette histoire




J' ai été taguée


Chaque personnes taguées doit écrire 7 choses a savoir sur elle :
Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les règles
La personne taguée doit taguer à son tour 7 personnes et les mettre sur son blog
Il faut précisé qui vous a tagué.


Taguée par 20-emo-girl-best-20

1- Je ne passe pas un jour sans mon téléphone portable, sinon je me sens exclue de la société, je déprime, et ... Je tente de === sauter du cinquième étage.
=== Non, mais serieusement, je ne peux pas me passer de mon téléphone.
2- J'ai dormi que 3 heures cette nuit, et pourtant, pas le moindre signe de fatigue .
3- J'aime la saga de Meyer à tel point que mes proches non-initiés me prennent pour une folle. Pour tout un tas de raisons.
4- J'ai aucun animal de compagnie parce que ma moman ne veut pas... On habite en appart', alors...
5- Je porte des lunettes, et j'en ai pas honte.
6- J'écris pour moi, pour mon plaisir, et non pour la reconaissance, l'argent ou le succès.
7- Je suis une fille.


A mon tour, je tague ...
doriie-story
savonette-sale
breaking-dawn-fic
dream-world-is-here
cherry-juices-secret
fascinante-bella
ptite-miss-bella


Taguée par new-istory

1- En ce moment, j'écoute Tryo, et la chanson d'avant, c'était une de Panic at the disco. Vive le mélange des genres.
2- J'ai qu'une envie, en ce moment, c'est d'être au bord de l'eau en train de bronzer, avec mes topines.
3- J'ai 17 ans.
4- Pour mes personnages, je m'inspire de personnes de ma connaissance.
5- J'ai une soeur, et bien qu'elle soit chi*nte, je l'aime très fort.
6- Plus tard, j'aimerais exercer le métier de professeur des écoles.
7- Mais avant, je partirai au minimun un an en Irlande, parce que c'est Le pays qui me passione depuis plus de 10 ans
=== maintenant...


A mon tour, je tague ...
Personne, il faut que la vague se calme !




B'zoux

# Posté le vendredi 13 juin 2008 07:58

Modifié le vendredi 19 juin 2009 15:11

Chapitre 1

• Chapitre 1 •
Chapitre modifié


===== L'aéroport. L'avion . Les bagages. Le départ . J'avais déjà vécu cette expérience plus d'une quinzaine de fois, changeant de paysages pratiquement aussi souvent que l'on fêtait mon anniversaire -toujours en comité restreint, ma mère et moi, n'ayant pas de connaissances, et d'amis dans chaque nouvel endroit. Toujours la même excitation, le départ. Mais, cette fois, ni ma mère, d'ordinaire si bavarde et enthousiaste, ni moi ne disions quoique ce soit. Nous savions que ce départ différait des précédents.
==== Quelques mois plus tôt, j'avais en effet emis le désir de ne plus partir. Devoir tout quitter, chaque année, abandonner ses ''amis'' -qui n'en étaient pas vraiment, n'ayant jamais l'occasion de me lier bien longtemps-, changer de lycée, de programmes, et d'environnements... J'en avais marre ! Et elle s'en était rendu compte. D'ailleurs, Anne, ma mère m'avait promis qu'àprès mon dix-septième anniversaire, on se poserait quelque part, pour ne plus en repartir. Petite, je détestais cette idée. Notre vie nous faisait beaucoup voyager, et j'adorais découvrir d'autres régions, d'autres contrées-la langue du pays ne m'a jamais posée problème, ayant toujours eu des facilités d'apprentissage-, d'autres légendes. Ma mère faisait du commerce international, parfois par correspondance -ce qui nous arrangeait; et elle en profitais d'ailleurs pour me surveiller. A croire qu'une fille sans-père posait plus de problèmes que les autres adolescentes.
==== Un véritable foyer. Voilà ce qui me manquait. Voilà ce qui se profilait. Je prévoyais déjà d'être heureuse.
==== Pour cacher le sourire qui commençait à s'installer sur mes lèvres, je decidai de me lever, pour regarder par la vitre qui nous separait du tarmaque. Le ciel était bleu gris, comme souvent en France. Il devait faire dans les vingt-cinq degrès mais pour les gens du coin, c'était déjà beaucoup !
- Lili... L'avion vient de se poser, tu arrives ?
- Bien sur maman...

===== Quelques heures d'avion, direction New-York; puis une heure de train, direction Philadelphie ; et enfin, une heure de trajet en voiture -louée pour l'occasion. Les bois et les champs nous entouraient, et je passais la plupart du restant du trajet à commenter à haute-voix les différents paysages qui défilaient, au grand plaisir de ma mère, dont les yeux bleus en amande laissaient apparaître des petites rides à chaque sourire. Arrivées à la bourgade qui portait le joli nom de Clayton, je sus que cette nouvelle vie comporterait de nombreux changements. Après avoir traversé ses ruelles, à l'orée de la ville, nous débouchâmes sur un sentier de terre, qui menait directement à une petite maison blanche, entourée d'un jardin qui arborait de jolies couleurs. Une véranda était installé sur le devant, et on apercevait sans doute un bout du salon. La maison était à deux étages, et j'avais d'ores et déjà l'impression de la connaître. Si accueillante, et chaleureuse, c'était Notre Foyer, celui dont on rêvait. A la limite du jardin, la forêt, verte et dense, qui semblait preserver le calme et le reconfort de la propriété. Le ciel était clair, il faisait bon, même très bon...
- Maman ! C'est formidable ! J'adore !
- Ravie qu'elle te plaise... Tu sais, elle est à nous, vraiment à nous...
- Tu as acheté cette maison? Sans l'avoir vu avant?
- Pas tout à fait... En fait, elle nous appartient depuis longtemps, j'habitais là, petite... Et quand ta grand-mère est morte, j'en ai hérité.
- Pourquoi tu me l'as caché ? , m'écriais-je.
- Je ne te l'ai pas caché, mais je n'ai jamais eu l'occasion de te le dire... Et puis... C'était un peu une surprise... Ce sera ton cadeau d'anniversaire en avance... Ou ton cadeau de bienvenue si tu préfères...
Cette nouvelle me surpris... J'en bredouillais d'ébahissement... D'ordinaire, ma mère ne me cachais rien, surtout pas quelque chose d'aussi important...
- Oh ! Maman... Merci...

===== L'interieur était aussi joli que l'exterieur. Plancher, escalier en chêne, murs blancs et lumineux... Je montais à l'étage, et découvris une petite chambre mansardée tout-à-fait extraordinaire. La chambre comportait de nombreux recoins, et le plafond descendait tellement que pour acceder à l'une des deux petites fenêtres, même une petite taille comme moi devait se baisser... et j'adorais ça...
- J'ai toujours pensé que cette chambre te plairait, dis ma mère doucement derrière moi.
==== Je ne l'avais pas entendu arriver, et je sursautai.
- Oui ! Elle est magnifique ! Maman, s'il te plait... Je peux la prendre ?
- Bien sur que tu peux t'y installer. Regarde, je t'ai même apporté tes valises... D'ailleurs, on ira faire des courses dans la semaine, tu n'as pas grand chose...
- Oh, merci maman !
- De rien ma cherie...
Elle tourna les talons, puis s'arreta et me dit « Petite, c'était ma chambre. Ca me fait plaisir que ce soit toi qui l'occupe à présent. Tu regarderas la vue... ». A ces mots, je m'approchais des fenêtres, m'apercevant que d'un côté, j'avais une superbe vue sur la forêt, et de l'autre, une vue intéressante sur la petite rue la plus proche du sentier. Super pour espionner...



====== Plus qu'une semaine de vacances !
====== Lundi prochain, je découvre un nouveau lycée.
====== Lundi prochain, je rentre en première.
====== Lundi prochain, je rencontrerai de nouvelles personnes.
====== Lundi prochain, ma nouvelle vie commence réellement.

==== Voilà donc deux mois que l'on s'est installé ici, et les rares moments où je suis sortie des murs de la petite maison blanche étaient pour faire les courses, ou acheter quelques livres à la librairie de la ville. D'ailleurs, ce n'était même pas une véritable librairie, juste un ''marchand de journeaux'' qui vendait des livres d'occasions (ou neufs, exceptionnellement). Depuis mon arrivée, je suis persuadée que Jake, le patron de la librarie, avait du vendre plus de livres que durant toute l'année précédente. Surtout que les ouvrages que j'achetais n'étaient pas les ouvrages que les habitués de sa librairie achetaient pariticulierement. J'aimais les classiques, étrangers surtout, et j'aimais encore plus les lire en version originale. Quant à la librairie, elle portait le nom de ''Mystik ? '', tout un programme...
==== Je n'avais donc pas pu cottoyer des personnes de mon age. De plus, j'avais la sinistre impression que ma mère ne se sentait pas bien, bien qu'elle n'en laissait rien paraître. Alors, je me désinteressais de toute vie sociale, préférant sa présence.

==== Comme chaque soir, la fenêtre grande ouverte, le monde s'ouvrait devant moi. Les contours devenaient flous et obscurs à mesure que le temps passait, et la nature reprenait ses droits, oubliant la vie des hommes. Peu-à-peu, les enfants et leurs rires auxquels je ne me mélaient plus -par maturité, ou timidité-, disparaissaient. Les voitures se garaient le long des trottoirs, leurs propriétaires rentraient chez eux, mangeaient, regardaient la télévision, jouaient aux familles modèles... Et pendant ce temps, j'imaginais les sylphes sculptant les nuages, ou les elfes déposant petit-à-petit les gouttes de rosée sur les feuilles, les pétales, et la pelouse. Depuis toujours, mon imaginaire s'aventurait dans les méandres des contes de fées et autres histoires mystérieuses et fantastiques. Et personne ne s'y opposait. La tête entre les mains, coudes sur le bureau, je profitais de ce moment de solitude pour refléchir à ma journée, imaginer la suivante, et commenter, toute seule à voix haute, les formes nuageuses orangées, roses, puis lilas, et enfin bleus, de plus en plus sombre, jusqu'à la nuit noire. Depuis toute petite, je prenais plaisir à voir apparaître, un-à-un, les points lumineux qui ornaient le ciel pratiquement chaque soir. Curieux rituel. Partout, le ciel était le même; seul point de repère de ma vie jusqu'à présent.
- Liliii !, cria une voix féminine, du rez-de-chaussée. Ma mère.
==== D'habitude, elle me laissait tranquille, sachant que ce moment était important, voire essentiel pour moi. Pour me ressourcer, disait-elle.
- Pfff... Qu'est-ce qu'elle me veut ?, marmonnais-je .
- Lili !, cria-t'elle de plus, ne m'ayant heuresement pas entendue. Descend tout-de-suite !
==== Alertée par la pointe de tristresse qui perçait dans sa voix, j'enfilai rapidement mes chaussettes qui trainaient par terre, et mon vieux pull échoué sur mon bureau.
- Lili !
- J'arrive ! Deux minutes !
==== Je dévalais les marches de l'escalier en courant. Et ce n'est qu'une fois arrivée derière la porte du salon que je me rendis compte que ma mère n'était pas seule dans la petite pièce. Curieux, je n'avais pas entendu la porte d'entrée. J'entendais une voix masculine, inconnu qui semblait en colère contre ma mère.
- Anne ! Tu ne te rends pas compte, C'est important pour nous tous ! Tu dois le faire ! Je ne comprends pas pourquoi tu te caches derrière tant de mystère ! Elle le saura forcément !
- Non ! Je ne veux pas lui imposer cette vie !
- Ce n'est pas une vie ! C'est sa destinée ! Que tu sois ou non d'accord, elle suivra cette voix-là !
- Je partirais avant son anniversaire !
- Tu n'as pas l'air de comprendre ! Alixa est l'essence même de notre culture. Si tu pars, ça ne l'empechera pas d'accomplir ce qu'elle doit faire !
==== Je n'entendis pas ce que ma mère repondit, mais cela semblait agacer son interlocuteur. Il murmura alors quelque chose, si bas que je dus tendre l'oreille pour entendre.
- Tu aurais du lui dire la vérité sur ces origines.
- Je voulais la protéger.
- Ce n'est pas la proteger de ne rien lui dire. Au contraire. Tu dois y aller. Tu as quatre jours. J'espère que tu entendras raison. Tu sais ce que tu dois faire.
- Oui... Je vais partir là-bas, tu as raison. Ce n'est pas si loin après tout. Et ce n'est l'affaire que de quelques jours. Elle saura se débrouiller pendant ce temps. Même si elle n'est pas majeur, c'est une jeune fille responsable. Elle te ressemble beaucoup tu sais...
==== J'en avais assez entendu. Je ne pouvais pas feindre plus longtemps d'être dans ma chambre. Je respirais un grand coup, frappais rapidement, puis entrais.
- Bonjour Alixa, m'interpella aussitôt une voix sûre.
==== Un homme se tenait face à moi. Il était grand, et longiligne, ce qui accuentuait son côté étrange. Veste de costard noire, polo crème, et jean griffé - du moins, je supposais, mes connaissances en matière de mode était plutôt limitées-, chaussures italiennes. Ses cheveux bruns, coupés très courts formaient avec son visage ovale et ses grands yeux verts un ensemble très agréable, et innatendu. Il me dévisageait attentivement, cherchant à prouver quelque chose dont j'ignorais la raison, et j'eus la désagréable impression de passer sous un scanner.
==== Pendant ces quelques secondes qui me parurent une éternité, je ne pensais à rien d'autre, sinon à embrasser cet homme qui portait bien sa trentaine passée. On devait avoir pas mal d'années d'écart, mais mon cerveau n'était pas, à cet instant, apte de calculer quoique ce soit.
- Bonjour ... Euh ..., balbutiais-je.
==== Il sourit, ce qui me permit de me remettre.
- Mais... Vous devez vous tromper. Mon nom n'est pas Alixa , crus-je bon de rectifier.
- Oui, c'est ce que l'on m'a appris.
==== A ces mots, il lança un regard noir à ma mère, et ce n'est qu'à ce moment-là que je pris réellement conscience de sa présence. Puis, il ramena ses prunelles emeraude sur ma personne.
- Dans ce cas... Enchanté Alice. Je crains que ta mère ne nous présente pas.
==== Il laissa sa phrase en suspens, jetant un si rapide coup d'oeil à ma mère que je crus avoir rêver.
- Je m'appelle Neroc. Mais on m'appelle plus communément Corentin.
- Appellez moi Lili. Tout le monde m'appelle Lili.
==== Puis, à mon tour, je jetai un coup d'oeil à ma mère qui s'était replié vers la cheminée. Elle paraissait apeurée.
- Maman ? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi m'as tu appellé ?
- Lili... Je vais devoir m'absenter un moment.
- Quand ?
==== Elle baissa les yeux, presque penaude. Je m'approchais. Je ne tenais pas à ce que Corentin nous entende.
- Quand ? Ce soir ?
- Oui, le plus tôt possible. Je ne serais pas longue. Je reviendrais jeudi. Corentin m'accompagnera.
- Ah...
- Je suis désolée. Je t'expliquerai plus tard.
- Non, ce n'est pas grave. Fais ce que tu dois faire. Ce doit être important.
- Ca l'est. Tu sais bien que sinon, je ne te laisserais pas comme ça... Surtout maintenant...
==== Ses yeux exprimaient tristesse, compassion, et ... desespoir ? Cela me désarçonna. Je n'avais pas l'habitude de la voir dans cet état.
- Je vais monter me coucher. Bonne route maman. Et... Au revoir monsi... Corentin.
- Au revoir Lili.
- Je t'aime maman. Reviens vite, la priais-je à voix basse, pour que seule ma mère m'entende.
- Je t'aime aussi. Bonne nuit. Je ... Bonne nuit Lili... Fais attention à toi durant ces quelques jours...
- Toi aussi...Toi aussi...
- Ne t'inquiete pas pour moi, je sais ce que j'ai à faire. Je t'appellerai.
==== Ma mère me serra très fort, longtemps, trop longtemps.
==== J'avais mal à la tête. Je tournais les talons et monta les marches lentement, très lentement.
==== Quand j'ouvris la porte de ma chambre, j'entendis une voiture démarrer et partir. Mon coeur se serra. Des larmes coulèrent le long de mes joues, sans que je puisse les contrôler. Je sentais la tension des dernières minutes m'envahir. Et je me sentis mal. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point la rencontre avec cet individu m'avait tendu.
==== Je sentais mon bras qui me picotait étrangement, sans aucune raison apparente. Non, rectification, ce n'était pas mon bras qui me picotait, mais l'intérieur de mon poignet.

===== Je savais que ces dernières minutes, il s'était passé quelque chose.
===== Je savais que c'était la dernière fois que je voyais ma mère vivante.

===== En pensant ces derniers mots, je m'évanouis.




Voila, le tout premier chapitre
J'espère qu'il vous a plu
Qu'en pensez-vous ?


Pour ceux qui ont lu la première version de mon histoire, ce chapitre a été modifié
Vous préférez quelle version ?


35 commentaires et la suite en ligne
Laissez moi le temps d'écrire !


N'oubliez pas les commentaires !

# Posté le vendredi 13 juin 2008 08:00

Modifié le mercredi 18 juin 2008 08:32

Chapitre 2

  • Chapitre 2 •
- Maman !
++++Je m'étais réveillée en sursaut, le visage en sueur.
+++J'haletais. Le premier mot qui me venait à l'esprit c'était pourquoi. Mais, pourquoi quoi ? Peu à peu, je repris mon souffle, m'obligeant à respirer à intervalle regulier. En reflechissant un moment, je me rendis compte qu'il n'y avait aucune véritable raison de s'inquiéter. Mais ...
Pourquoi étais-je encore avec mon vieux pull, mon jean troué et mes chaussettes. Pourquoi n'avais-je pas pris la peine d'enfiler un pyjama pour m'endormir. Pourquoi était-il déjà 13h, et surtout, pourquoi ne m'étais-je pas levé avant? D'habitude, ma mère me réveille quand elle prépare son café, ou quand elle prend sa douche. Mais là, rien...
- Maman ? T'es là ?
+++Ce n'est qu'après avoir prononcé ces mots que je me rendis compte de l'ampleur de ma sotise. A présent, je me souvenais. L'homme, ma mère, son départ . Mon poignet, ma réaction, mes dernières pensées.
+++Allongée dans mon lit, je regardais le plafond. J'avais la tête qui me tournait. Pourquoi cette pensée m'était-elle venue? J'en aurais vomi si j'avais eu quelque chose dans le ventre.
+++Les questions se bousculaient dans mon esprit. Qui était cet homme ? Pourquoi Anne est-elle partie si précipitamment? Où était-elle partie? Quel était cet endroit, où elle devait absolument se rendre? Et pourquoi avec cet homme ? Corentin, Néroc? Quels étaient ces noms, si peu commun? Pourquoi m'avait-il appellé Alixa, alors qu'il savait pertinemment que je m'appellais Alice? Pourquoi Alixa? Ca signifit quoi? Pourquoi ma mère avait-elle l'air apeurée devant lui ? Pourquoi ces regards ? Que signifiait la conversation que j'ai entendu ? Que m'avait-elle caché? Mes origines ?
+++Pourquoi ... Trop de pourquoi et aucun parce que. Trop de questions, et aucune réponse.
+++Je décidais de me lever, d'arréter de tergiverser en vain.
- De toute façon, c'est pas tes oignons. Tu le sauras tôt ou tard. T'es folle me petite... En plus, c'est juste pour 3 jours, elle a dit qu'elle revenait jeudi. C'est pas long. Elle m'a déjà laissé. Et elle revient toujours. J'aurais du m'en rendre compte. La valise dans le couloir, l'homme, son attitude. C'était important. Je l'avais entendu.
+++Alors que je parlais à voix haute, je savais pertinemment que je n'avais rien à craindre. Tout se passerait bien. Comme chaque année.
+++Chaque année, c'était la même chose. Elle partait quelques jours, pour son travail disait-elle, et revenait souvent maussade. Parfois, quelqu'un venait la chercher. Parfois non. Cette fois, quelqu'un était effectivement venu la chercher, mais quelque chose sortait du shéma habituel. Elle n'avait jamais peur d'ordinaire, et je savais que la veille, elle avait eu peur. Il y avait aussi autre chose, mais j'ignorais encore quoi.
+++Je devais me changer les idées . Me détendre.
+++Je descendis dans la cuisine, grignota quelques pâtes, rechauffées au micro-onde, et me décida à sortir. Le ciel était clair, mais l'air encore humide. Je n'avais pas encore de voiture personelle, utilisant toujours celle de ma mère. J'aimais beaucoup cette vieille mustang, cabriolet, de 1967. Un peu rudepeut-être, mais terriblement charmante. C'était une de ces vieilles guimbardes qui ont encore beaucoup de classe, malgrè leurs âges. Ses sièges en vieux cuir usés, et sa vieille radio qui ne marchait qu'une fois sur deux. Sa peinture rouge, sa prestance, tout me manquait. Comme me manquait ma mère. Mais de toute façon, aujourd'hui, je n'avais pas envie de conduire, seulement de marcher.
+++Après avoir fait un détour par ma chambre, histoire d'enfiler une veste par dessus mon corsage bleu, j'empruntais enfin le sentier. Je pris le temps d'examiner chaque arbre, chaque fleur, chaque gouttes de rosée. Je savais que je pourrais rentrer tard, et comptais bien m'occuper. D'ailleurs, j'avais entendu ma mère dire que je saurais me débrouiller, et que j'étais une fille responsable. Mais, ma mère n'était pas là, alors, autant en profiter un minimun.
+++De temps en temps, mon poignet droit se crispait, me picotait. Je n'y prétais pas grande attention, seulement, c'était ... agaçant. Comme si celui-ci voulait me faire comprendre quelque chose, que je n'arrivais pas à saisir. Comme s'il voulait me dire qu'il était là, présent. Curieuse impression.
+++Je me reconcentrais rapidement sur ma promenade. Je quitta vite le sentier, préférant marcher vers ce lieu qui m'appellait. Parfois, je m'arretais, tendais l'oreille, et écoutais. J'écoutais les bruits, les sons. Jusqu'à oublier toute notion de temps. J'étais partie en direction du bois, et plus je m'enfonçais dans ce milieu dense et brut, plus je me sentais gagnée par l'excitation. Comme un enfant qui sait qu'il recevra bientôt un joli cadeau.
++++Et pour moi, quel était mon cadeau ?
+++Je n'avais jamais été pourvue d'un très grand sens de l'orientation, mais je ne me perdais jamais; je savais toujours où et comment retourner à mon point de départ. Je m'en étais rendu compte que très récemment. Je pouvais marcher quasiment les yeux fermés dans un bois et revenir sur mes pas sans problème - comme si mes sens me guidaient.
+++Voilà six heures que je marchais. Toutes pensées, toutes questions avaient quittés mon esprit. J'étais étrangement heureuse, étrangement bien. C'était réconfortant comme sensation. Réconfortant et étonnant. Réconfortant car je me sentais en sécurité - je savais que j'étais en sécurité. Etonnant car je n'avais jamais éprouvé de telles sensations sans ma mère.
+++Brusquement, les questions rejaillirent dans mon esprit; elles se bousculaient, se confondaient. D'une calme impression de sérénité, je suis passée à une effroyable impression de confusion. J'avais mal à la tête. Ma vue se brouilla. Je perdis l'équilibre, et tomba.
+++Des ronces me lacérèrent les mains, que j'avais tendus par devant moi pour amortir ma chute.
- Aie !
+++J'avais parler à voix-haute - crier même. Sans m'en rendre compte . J'avais troublé la paix de cet endroit. Je me serais maudite sur le coup si je n'avais pas eu si mal. Des pierres et des branches m'avaient entaillé les genoux et la joue.
+++J'étais en train d'examiner mes plaies quand j'entendis un craquement anormal. Avec la chance que j'avais, j'allais me faire dévorer par une quelconque bête sauvage.
- Y'a quelqu'un ?
+++C'était une voix prudente qui avait parlé. Une voix masculine. Un chuchotement lui répondit. Je me cacha tant bien que mal dans un buisson de ronces, m'arrachant encore un petit cri involontaire.
- Mais si Rose... Je t'assure... Il y a quelque chose ! J'ai entendu un bruit !
- T'es sur ?
- Oui ! Par là !
+++La deuxième voix était celle d'une femme, ou plutôt d'une jeune femme. On percevait l'agacement, la moquerie et la gaieté dans cette voix-là. Je n'aurais pas du, mais entendre ces voix me soulagea. Il y avait donc au moins deux personnes, et j'étais persuadée qu'aucun d'entre eux ne me voulait du mal. Et j'étais blessée. Je ne réflechis pas plus longtemps, et entrepris de m'extirper de ma cachette qui me blessait plus qu'elle ne me protégeait. Gagnant de nouvelles écorchures, je sortis de là, et tendis l'oreille. Plus aucun bruit. J'écoutais. Je n'entendais rien. Pas même le vent. Aucun craquement. Aucun froissement. Aucun souffle.
- Bonjour ! C'est toi qui a fait ces bruits tout à l'heure ?
+++ C'était la voix féminine. Juste derrière moi.



++++Elle s'appelait Rose Gingertree et avait à peine dix-huit ans. Quelques minutes après m'avoir découvert à moitié allongée par terre, le visage et les membres écorchés, vétements déchirés, Rose me faisait déjà une très bonne impression. Impression qui ne devait pas être réciproque au vu de mon état. C'était une jeune femme svelte, et plutôt grande. En tout cas, plus grande que mon mètre soixante-six. Ses cheveux, couleur feu, était attachés en une très longue queue de cheval nouée sur le bas de sa nuque. Ils étaient magnifiques. Ces vagues orangées si soyeuse qui flottaient dans son dos me rendaient presque jalouse. Ses yeux occillaient entre le vert perçant et le bleu étincelant. Déconcertant. Elle riait beaucoup, de tout, c'était agréable. De jolies faussettes se formaient sur ses joues rebondis parsemés de petites tâches de rousseur, et son nez retroussé se plissait, à chaque sourire. Elle était belle, pas juste jolie, mais belle. Son visage d'ange mis-à-part, il exhultait d'elle une telle joie de vivre qu'on ne pouvait s'empècher de rire avec elle. On se sentait vraiment bien en sa présence. Et puis, il y avait son frère ...

+++Jude avait un an de moins que sa soeur -mon âge en somme . Grand et plutôt athlétique, j'étais au départ persuadée, à tort, que c'était l'un de ses garçons, niais mais musclé, dont toutes les filles raffolent au lycée. Il était musclé, mais pas trop, juste assez pour ne pas paraître ridicule. Et intelligent de surcroit. Il aimait le sport bien sur -après tout, c'était un garçon, mais s'intéressait à la musique, à l'art, à la photo, à la nature... A beaucoup de chose qui me tenaient à coeur. C'était vraiment un plaisir de parler avec lui. Il paraissait avoir une très grande culture, et facilitait la conversation, en ne nous déversant pas sa science comme beaucoup de gens l'aurait fait à sa place, mais justement, en parlant simplement de choses qu'on connaissait et comprenait. Il avait des prunelles noisette-dorée, d'un très joli effet. Elles tranchaient vraiment bien avec ses cheveux chatains soigneusement décoiffés. Il avait des cils vraiment très long, noirs et etoffés. Pourquoi fallait-il que ce soit toujours les garçons qui aient des cils comme ça ? Ils ne se rendaient même pas compte à quel point on luttait pour en avoir des semblables ! Son nez droit, ses paumettes saillantes, sa bouche si désirable. Son charisme, sa prestance, son humour. Sa gaieté, tout aussi communicative que celle de sa soeur. Tout me plaisait ...
+++Pendant que je faisais connaissance avec eux, nous marchions, d'après ce que je pensais, nous nous dirigions tout droit vers la ville. Rose me coupa alors que j'allais poser une énième question.
- Bon, assez parler de nous ! Raconte-nous un peu qui tu es, et ce que tu faisais cachée dans ce buisson de ronces !
- Oh ! Oui, bien sur ! Alors, enchantée ! Moi, c'est Alice Welders, mais vous avez grand intérêt de m'appeller Lili, sous menace de douloureux sévices corporels.
+++ Et pour illustrer ce à quoi je faisais allusion, mon visage pris un masque d'horreur et de douleur, ce qui provoqua l'hilarité générale.
- Bon, je continue... Donc, j'ai seize ans et demi, et j'habite à Clayton depuis deux mois. Ma mère est partie en voyage d'affaire en ce moment, donc, j'ai la maison pour moi toute seule ! C'est pour ça que je suis sortie me balader en forêt, et c'est aussi à cause de ça que je suis tombée... Et c'est donc en partie pour ça que je suis dans cet état.
- En partie ?
- Oui... En fait, en vous entendant, j'ai pris peur, et j'ai voulu me cacher...
- Dans un buisson de ronces ? Quelle idée !
- Oh, ne te moque pas Rose ! Je sais que ce n'était pas très brillant, mais qu'importe... J'avais la tête ailleurs.
- Ah oui, et à quoi pouvais-tu bien penser ?, intervint Jude.
- A ma mère en réalité... Ca me perturbe qu'elle soit partie comme ça.
- Oh! tu n'as pas l'habitude d'être séparée d'elle ? Et tu te sens seule, et ...
- Non, pas du tout ! Tu n'y es pas du tout ! C'est que ... Hier, quand elle est partie, j'ai eu une mauvaise impression. Elle est partie avec un homme, et ...
- Ah, elle a un amant ...
+++Rose laissa entendre un petit soupir désespéré.
- Ne me coupe pas Jude ! Si tu veux que je m'explique, laisse moi parler ! Encore une fois, tu es completement à côté de la plaque. Ma mère semblait désespérée, presque apeurée. Cet homme n'est pas son amant. Elle était dans un état, si triste, si bouleversée... Je ne l'avais jamais vu dans cet état tu comprends, et cet homme était bizarre. Dans son comportement, si sur de lui, et ...
+++Je m'arretai, j'étais sur le point de raconter la conversation que j'avais surprise entre ma mère et Corentin, à des inconnus de surcroit.
- Et il ne m'inspire pas confiance .
+++Plus personne ne parlait, ils pensaient surement que j'étais folle. Il fallait que je change de sujet.
- Bon, assez parler de ça... Des questions ?
- Oui, des centaines au moins !, s'écria Rose, toujours aussi enthousiaste.
- Moi aussi j'en ai... Mais honneur aux filles il paraît !
+++Jude m'adressa un clin d'oeil malicieux, puis ajouta tout bas, dans ma direction « honneur aux vieilles surtout ». Malheuresement pour lui, Rose avait entendu et le gratifia aussitôt d'un regard noir. Je m'esclaffai.
- Merci Judicael..., déclara-t'elle calmement et solenellement. C'est gentil de ta part de me laisser parler. Cela t'évitera de poser des questions trop bêtes !
- Judicael ? Tu t'appelles Judicael ?
+++Je m'adressai à Jude -enfin, Judicael. Je ne savais même plus comment l'appeller. Tout comme j'ignorais si je devais rire ou rester impassible, tant son visage simulait, mal, la colère.
- Oui, Judicael. C'est son nom de baptème, m'expliqua Rose, sur un air de conspiratrice. Il n'aime pas du tout. C'est pour ça qu'il se fait appeler Jude.
- Un peu comme moi.
- Oui, un peu en effet. Mais tu as de la chance, Alice, c'est joli. Comparé à Judicael s'entend. Mais bon, ce n'est pas le pire !
- Le pire ?
- Car il y a pire ?, s'écria l'intéressé .
+++Du coin de l'oeil, je l'apercevais qui se demandais quelle bétise Rose allait encore sortir. Je souriais malgrè moi.
- Oui, il y a pire ... Je sais pourquoi il aime se faire appeler comme ça, dans le fond...
+++Elle laissa se phrase en suspens un moment, comme pour nous laisser savourer la chute.
- Oui. Qu'on l'apelle Jude lui fait du bien; il se prend pour le beau Jude Law comme ça !
+++J'éclatai de rire. Jude en profita pour assener un coup de coude dans les côtes à sa soeur qui l'esquiva prestement et éclata de rire de plus belle. Tous riaient. C'était contagieux. C'était bon. Rose reprit peu à peu ses esprit et me demanda où j'habitais avant d'emmenager à Clayton.
- J'habitais en France .
+++Les yeux de Rose s'illuminèrent encore plus. Je ne pensais pas ça possible. Je savais que beaucoup d'américains rêvaient de la France et des français, des fromages, des pains... Et je savais donc pertinemment quel effet j'allais produire en assenant ma déclaration comme ça - un peu blasée.
- En Bretagne plus précisément. Mais quand j'avais sept-huit ans, j'ai habité dans le sud de la France aussi, dans l'Hérault. C'est chouette la France. Mais j'ai adoré la Thailande. J'y suis allée il y a trois ans. J'ai aussi habité en Ecosse, en Angleterre, en Norvège, en Irlande, au Sénégal, en Italie, en Equateur, en Australie, en Inde, en Floride, et à Seattle.
+++Je me mis à rire. Faire la liste de tous ces pays ainsi était si drole ! Je ne tarda pas à m'expliquer, car je savais que la belle Rose me demanderait surement beaucoup de détails.
- J'ai beaucoup voyagé. A cause de ma mère. Grâce à ma mère. C'était bien, je le reconnais. Je decouvrais chaque année de nouveaux paysages, de nouveaux horizons, de nouvelles cultures. C'était... presque magique ...
+++Je restai un moment songeuse, tandis que Rose et Jude échangeaient un rapide regard. Ils semblaient rire de quelque chose qui m'échappait totalement.
- Je t'envie, dit finalement Rose. Je n'ai jamais quitté les Etats-Unis. Je ne connais même quasiment rien d'autre que le New-Jersey. On est né ici, comme nos parents, et comme leurs parents avant eux. On mourra surement ici aussi.
+++Ce discours si improbable de la part d'une jeune fille me désarçonna un instant. Elle, elle avait des liens qui la rattachait quelque part. Moi, je n'avais rien. Juste des souvenirs. Aucun lieu où se réfugier. Aucun souvenir où ma famille se tenait reunie autour d'un repas pour fêter Noël, Thanksgiving, ou un anniversaire. Aucun lieu où je puisse dire « je suis chez moi ». Je n'avais que de jolies photos de cartes postales. Et une maison vide. Moi, j'avais le droit de l'envier, pas elle. Même si je comprenais un peu son point de vue, je n'admettais pas que l'on puisse renier ses origines ainsi. Je ne savais même pas quelles étaient les miennes. Corentin en avait parlé bien sur. Mais je n'avais pas voulu savoir sur le coup. Culpabilité d'écouter aux portes ou apréhension de savoir quelque chose que je ne voulais pas savoir. Ma mère ne m'avait jamais rien dit à la réflexion. Peut-être avait-elle ses raisons de me cacher ces choses, mais je ne voulais pas les comprendre, juste connaître, savoir qui j'étais.
+++Jude interrompit mes pensées. Tant mieux, je memportais dans des élucubrations néfastes. Il fallait que j'attende que ma mère revienne pour savoir de toute façon, alors autant ne pas se faire de mal en se posant de mauvaises questions avant. Et si elle ne revenait pas ?
- Ohoh ! Lili ! Tu m'écoutes ? Tu parles beaucoup de langues ?
- Désolée. J'étais ailleurs. Je parle anglais. C'est ma langue maternelle. Je suis née en Irlande, et ma mère est américaine. Je parle aussi français, car ma mère affectionait tout particulièrement ce pays et cette langue. Et puis, j'apprends l'espagnol au lycée. Ah... j'oubliais. J'ai quelques notions d'italien aussi. J'y ai vécu, donc, j'ai appris en vivant au jour le jour. Je suis toujours allée dans des lycées anglais ou américains selon les regions, si c'est ça que vous vouliez savoir. Donc, je n'apprenais pas chaque langue, chaque année. J'essayais de me rappeller les phrases les plus importante, et ça allait.
- Wahou !
+++Jude avait interrompu mon monologue par cette exclamation aux accents si sincères qu'elle me fit sourire malgrè moi. Ce fut Rose qui continua.
- Tu parles beaucoup de ta mère. Mais, ton père, il fait quoi ?
+++Sa question, pourtant annodine me destabilisa.
- Je... Je ne sais . Je n'ai pas de père. Je ne sais qui il est.
+++Pour balayer la gène qui s'était soudainement installé, j'entrepris de changer de sujet, en feintant la gaieté. Personne n'en fut dupe.
- Oh ! Regardez ! Vous voyez la maison blanche aux tuiles bleues ? Celle qui est à l'écart ? C'est ma maison.
+++Rose et Jude se regardèrent silencieusement pendant quelques instants, puis mademoiselle l'enthousiaste leva les yeux vers moi, médusée.
- Tu habites la maison des Wallflowers ?
- Peut-être, je sais pas. Elle est à ma mère maintenant.
+++J'avais dis ça en haussant les épaules, voulant me donner l'air de quelqu'un qui s'en fichait au fond. Je ne savais pas qui étaient ces Wallflowers, mais je savais que je devais taire le fait que la maison était dans ma famille depuis longtemps. Je le savais, et pourtant, j'ignorais pourquoi. Comme beaucoup de chose. L'instinct aurait dit ma mère -si elle avait été là.
- Eh ! J'ai une idée ! Vous voulez venir chez moi ? M'accompagner, s'entend. J'ai un peu peur de rentrer seule pour être honnête. Peur de me perdre dans un buisson de ronces au retour.
+++J'avais reussi à les faire sourire. J'étais contente. Je continuai donc sur ma lancée.
- Si vous voyiez la vue ! D'accord, elle est à l'écart, mais elle surplombe toute la ville, ce qui la rend drôlement proche !
+++J'avais parlé un peu comme une mère fière de son enfant. Sans m'en rendre compte. Encore une fois, sans vraiment m'en rendre compte.
+++En temps normal, je ne m'habituais pas si vite à un endroit, tout comme je ne m'attachais pas autant -peut-être parce que je savais que je devrais repartir. Mais,en plus, vivre dans cette jolie maison si atypique, si tarabiscotée me rendait vraiment heureuse.
+++Alors que je tergiversais, je surpris les regards pleins d'étoiles de mes deux compagnons.



Voila, la première partie du deuxième chapitre
J'espère qu'il vous a plu
Qu'en pensez-vous ?



C'est un chapitre très long, et je l'ai coupé
Vous auriez préféré le lire en entier directement ?


Edit :
Je suis persuadée que vous serez désolé d'apprendre
que l'auteur de cette histoire a completement raté
son épreuve de français, à l'écrit.
Et soulagé d'apprendre qu'il ne lui reste
qu'une seule épreuve, et qu'ainsi, elle pourra
plus se consacrer à l'écriture.



35 70 commentaires et la suite en ligne
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# Posté le vendredi 13 juin 2008 08:57

Modifié le vendredi 27 juin 2008 18:08